Adaptation d’un covering d’autocar électrique pour Autocars AVB
Autocars AVB, basés à Theix-Noyalo dans le Morbihan, nous ont confié l’habillage d’un Higer V13E de 13 mètres, 100 % électrique. Le covering autocar électrique AVB existait déjà sur le reste du parc, et c’est elle qu’il fallait retrouver sur ce véhicule. Nous avons adapté le dessin à cette caisse en version simplifiée, fabriqué les éléments, puis posé l’ensemble dans notre atelier à Saint-Herblain.
Adapter une livrée existante à une autre typologie de véhicule
Une livrée ne se transpose pas d’un modèle à l’autre. C’est la situation courante d’un autocariste qui renouvelle son parc d’autocars électriques. D’un constructeur au suivant, les joints de panneaux se déplacent, les baies latérales changent de proportion, les trappes de soute ne s’ouvrent pas au même endroit. Une courbe qui tombait juste sur un autocar vient couper une arête ou passer sous une custode sur le modèle d’après. Le travail d’adaptation consiste à reprendre le tracé sur les cotes réelles du véhicule, panneau par panneau, au lieu de l’étirer au format.
Une composition déclinée en miroir sur les deux flancs
La vague blanche qui traverse les flancs a été redessinée dans cette logique, puis déclinée en miroir. Chaque côté a sa version : le logo AVB se place vers l’avant et la mention « 100 % électrique » vers l’arrière, des deux côtés du véhicule. Un autocar se regarde de profil, et presque toujours d’un seul côté à la fois. Une composition reprise à l’identique sur les deux flancs donnerait deux lectures différentes selon le trottoir où l’on se trouve.
Un BAT a été envoyé pour validation avant le lancement de la fabrication. C’est l’étape où le client voit le rendu sur la silhouette exacte de son véhicule, et où les derniers calages se décident : la hauteur du bandeau, la position du logo par rapport à la porte de service.
Les marquages réglementaires passent avant le graphisme
Le marquage de contour rétroréfléchissant a été traité en amont du graphisme. Il est obligatoire sur les véhicules de plus de 3,5 tonnes, autocars compris, et il prime sur l’habillage : il ne se masque pas et ne se déplace pas pour arranger une composition. Vingt-cinq mètres de bande réfléchissante blanche ont été posés par véhicule, à la ceinture de caisse, la vague restant sous le bandeau. Le même raisonnement vaut pour la signalisation des angles morts, obligatoire sur les autocars : elle se réserve au moment du dessin, bien avant la pose. Ce sont des contraintes que les visuels livrés par une agence intègrent rarement, et deux des corrections les plus fréquentes de l’adaptation graphique.